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Jazz
Magazine janvier 2008 - P. Carles
Ici règnent l'antiphrase et le paradoxe. Plus c'est impur, plus
c'est pur. Plus c'est dirty, nasty (crade, dégueulasse), plus ça
frôle la perfection
Mais ce constat qui s'applique à
l'univers du blues concerne aussi la singularité de ce musicien
afrolyonnais qui depuis longtemps suscite fascination et interrogations,
voire certaine méfiance, à l'instar de la plupart des artistes
échappant aux étiquetages académiques et mercantiles.(
)
C'est dire que l'oeuvre de Tchangodei s'impose aujourd'hui sur tous les
plans comme un monument presque aussi impressionnant que ce que fut le
catalogue Saturn de Sun Ra. Libre et (parce que) artisanal. (
) Après
avoir exploré, sans mimétisme ni revivalisme (puisque le
"free revival" ça existe!), diverses régions gaiement
hasardeuses, le voilà qui s'attaque aux archaïsmes et "racines",
mais de manière littéralement inouïe. (
) Évident
et passionnant.
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Le
Monde 2 - 19 janvier 2008 - Y. Plougastel
Tchangodei un nom qui veut dire tonnerre. Depuis une vingtaine d'années,
ce pianiste lyonnais d'origine béninoise enregistre avec une belle
obstination, sur son propre label, des albums inclassables, où l'on
passe de la fureur la plus rêche à une plénitude proche
du zen. (...) Dans ce nouvel album, il donne sa vision du blues, une vision
litérallement "inouïe", exploration lancinante de
ses racines africaines. D'une rare intensité. |
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LIBERATION
ETE 2005
"Libération
raconte rois décennies de jazz"
Serge
Loupien à propos de " Ginseng "
Seule
oasis dans le désert jazzistique lyonnais, le pianiste Tchangodei
continue de bricoler (le mot n'est pas trop fort) des albums de plus en
plus ouverts. En duo hier, une première fois aux côtés
de Steve Lacy, une seconde auprès d'Archie Shepp , en quartette
aujourd'hui, Shepp séduit ayant décidé de mobiliser
les deux tiers de ses forces, à savoir Wilbur Litlle à la
basse , et Clifford Jarvis à la batterie. Retrouver
un Tchangodei "prisonnier" de la structure collectivo-rigide
du quartette (où il reprend soit dit en passant le rôle des
Siegfried Kessler et autres Dave Burrell) ne manque déjà
pas d'intérêt.
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| Mais
le Découvrir
en train de jouer be bop (du Bud Powell, s'il vous plait) à la manière
frénétique et presque trop généreuse d'un Cecil
Taylor membre du quintette de John Coltrane (Solid State) est une véritable
source de ravissement. A tel point que même Shepp pourtant sourcilleux
en ce qui concerne les influences, se sent l'âme plus Coltranienne
que de raison. Résultat : encore un de ces albums confidentiels réjouissant,
parce que rétif à toute compromission (à toute pollution
est-on tenté de dire) extérieure, et la confirmation de l'existence
en France d'un jeune pianiste bourré de talent, dont on aimerait
bien que les organisateurs de festival (ce n'est pas ça qui manque
apparement) se soucient dans un (très proche avenir). Rien qu'un
petit peu. |
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JAZZMAN
DECEMBRE 2002
Jean
Buzelin à propos de "On the sunny side of the street"
" Tchangodei possède cette maîtrise
intérieure qui lui permet d'éviter les débordements
tout en orchestrant des jaillissements de notes. Sa musique oscillle constamment
entre méditation et réflexion d'une part, entre action et
tension d'autre part.
Extrêmement prenante, elle évite toute tentation et facilités
romantiques.
Plus que l'unité des dix pièces proposées, c'est
l'unité intérieure qui sourd de ce beau disque, et donc,
en filigrane, l'équilibre de l'homme qui en est lui même
l'instrument. "
JAZZ
MAGAZINE JANVIER 2003
Sophie
Chambon à propos de "On
the sunny side of the street"
" Virtuosité, énergie, goût de la mélodie
vigoureusement déconstruite caractérisent Tchangodei, musicien
trop confidentiel originaire du Bénin et dont le piano libre, zigzaguant
entre jazz et classique sonne et raisonne de façon mystérieuse.
(...)
Un disque que l'on aime pour ce qu'il éveille dans notre imaginaire
: un miroir d'ombre, la lumière noire d'une musique riche en nuances,
jeux et influences que d'autres pianos n'ont pas encore tout à
fait dits. "
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LE NOUVEL OBSERVATEUR
Bernard Loupias à propos de " Perfect emptiness "
" Perferct emptiness : un titre magnifique pour un disque qui l'est
tout autant. Il s'agit de laisser la beauté advenir. Elle inonde
ce disque frémissant. Dissonances, coulées d'argent pur,
ressacs mélodiques, douceur partagée ; la musique visite
ce trio qui lui donne tout. "
LIBERATION Serge Loupien à
propos de " Jeux d'ombres "
" Tout est vital là-dedans, tout paraît essentiel. A
croire que Tchangodei le marginal a su parvenir à une telle maîtrise
de son inspiration que, même s'il en éprouvait le besoin,
il serait totalement incapable de se permettre la moindre note superflue.
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L'EVENEMENT
DU JEUDI
Y. Plougastel à propos de " Jeux d'ombres "
" D'où une musique en transe. Qui s'ébroue dans la
lumière. Puis brusquement se décompose en une suite de sons
chaotiques. (
)
Ce n'est pas facile à écouter. Parfois cela fait même
peur. Cela agace. Et puis il y a rémission.
La montée vers le ciel. Comme le vol d'un aigle
au-dessus des venins d'Afrique et d'Occident. "
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JAZZ
MAGAZINE
Jean Pierre Moussaron à propos de " Ginseng "
" Tchangodei semble avoir su répondre à l'exhortation
de Charles Juliet cité sur la pochette : " Marche (
)
jusqu'à faire surgir en toi la patrie que tu cherchais " :
éclats de pluie en trille à la main droite, effluves telluriques
en l'assise de main gauche, dérives d'à-coups dans la frappe,
intermittentes sonorités de luth ou de mandoline, rubati errants
composent la trame du chant profond qu'il grave sur le clavier. "
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LE MONDE DE LA MUSIQUE
A.G à propos de " Eagle's flight "
" Très bon disque. Il faut admirer Tchangodei. (
) Il
a réussi à dialoguer avec les plus grands - Shepp, mais
aussi Mal Waldron - sans renoncer si peu que ce fût à sa
propre personnalité. Aussi est-il plus qu'un " interlocuteur
valable " pour ces grandes figures : une véritable source
d'inspiration. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter ici le
morceau qui donne son titre à l'ensemble ou la superbe " Ballade
for Mandela " (deux de ses compositions, soit dit en passant)
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JAZZ
SWING
T. Bouffechoux à propos de " Les venins d'Afrique "
" Onzième disque du pianiste Tchangodei (
) particulièrement
réussi ; l'on reste très longtemps sous le charme des deux
pianos : l'un révèle ou réveille l'autre, ce sont
des jeux incessants convexes concaves sortes d'autosuggestion par la magie
et la transe (l'Afrique et ses venins n'y sont pas étrangers) (
)
Mal Waldron - Tchangodei, l'osmose est parfaite (
) Complicité,
sensibilité, émotion, pauvres mots pour un immense pianiste
de jazz. "
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L'EVENEMENT DU JEUDI
Yann Plougastel à propos de " Three for freedom "
" La façon dont Archie Shepp, spécialiste des morceaux
tumultueux et emportés, glisse les feulements de son sax dans cette
superposition d'accords, a quelque chose de merveilleux. Mal Waldron,
l'ancien compagnon d'Eric Dolphy, apporte à l'ensemble un lyrisme
discret proche de la poésie d'un Charles Juliet dont un texte figure
sur la pochette "
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JAZZ-MAGAZINE
Xavier
Prévost à propos de " The Wasp"
"Tchangodei fait cette fois un bout de chemin
au côté de Steve Lacy (...) Leurs itinéraires
secrets se rejoignent assurément : c'est "The other way"
recherche conjointe d'un parcours inédit. |
LIBERATION
Serge Loupien à propos de " Les danses statue "
" Et à chacune de ses nouvelles publications phonographiques,
le chroniqueur effaré de poser la même question : qu'attend-on
pour faire connaître, tourner, jouer, survivre tout simplement un
musicien aussi original " qui paraît ne dériver de rien
d'antérieur, ne ressemble à rien d'autre, est unique "
dixit Robert One "
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LE
MONDE
Francis Marmande à propos de " Pas à pas "
" Le premier disque de Tchangodei, " Le défi " , éveillait
beaucoup plus que l'intérêt. Ce deuxième disque fait
mieux que relever le défi. Pas à pas, pièce à
pièce, Tchangodei poursuit une expérience que rien ne semble
pouvoir empêcher. "
" La musique se scinde, isole
ses unités et ses moments, fait la part belle au silence, en train
de devenir elle-même sous nos yeux pour ainsi dire. " |
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TELERAMA à propos de "
Désert sur Dione "
" Tchangodei qui s'efforce de jouer avec le silence et ne craint
pas de souligner, parfois par des changements de tempo assez artificiels,
les discordances du monde. Un peu comme chez Cecil Taylor, on a l'impression
qu'il se bat avec son instrument comme si le piano était le médiateur
entre l'opacité du monde et l'homme "
JAZZ HOT
Philippe Baudry à propos de " Face à la vie "
" Entièrement faite de dissymétries, les allégories
pianistiques qu'il nous propose mettent d'abord en avant ses qualités
de virtuose, à la fois foudroyant et nuancé, insidieux et
caustique, rêveur et violent. "
" Tchangodei :
à découvrir et à suivre. "
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| A
PROPOS DES CONCERTS.... |
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Concert à Avignon
" Ce fut, en mars 1989, l'un des plus beaux concerts présenté
au jazz-club, l'un des rares dont le souvenir reste
vivace chez tous ceux qui étaient présents. "
Concert avec Itaru Oki et Kent Carter au 7ème festival de jazz
et de musiques actuelles : Welkenraei - Belgique
" Formation soudée qui a pu se roder au fil des ans aussi
bien en Europe qu'au Japon, ce trio délivre une musique d'une grande
spiritualité et d'une profonde beauté. Le discours limpide
du piano, le chant fragile de la trompette ou de la flûte et la
ligne claire de la contrebasse s'épousent à la recherche
de la même quiétude. "
Concert au New Morning - Paris - LE
NOUVEL OBSERVATEUR
" Quand Tchangodei, pianiste unique donne un concert à Paris,
c'est un plaisir rare "
Concerts à Lyon au Bec de Jazz - LIBERATION
" Tchangodei a rêvé de devenir musicien en écoutant
un disque de Ray Charles. (
)
Même si elle ne ressemble pas à celle de Ray Charles, la
musique de Tchangodei en a la chaleur tonique "
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